Le mot de J.P. sur le Mondial masculin

Comme pour le Mondial féminin mais avec un effet moindre, la proximité après les JO a empêché certaines des meilleures équipes de participer aux deux tournois.
Ce Championnat a été surtout l'occasion de voir les équipes habituées à participer depuis plusieurs années dans "l'arrière" du classement.
C'était le cas de la Chine (Xu Xiaoming, neuvième participation), de la Tchèquie (Lukass Klima, sixième participation), de l'Allemagne (Marc Muskatewitz, huitième participation) ou encore de la Corée (Kim Soo-Hyuk, sixième participation).
Quand à la Suède avec Niklas Edin, ce n'était que sa quinzième participation !

Comme chez les femmes, c'était l'occasion de mettre en avant des équipes "jeunes".
C'était le cas du Canada (Matt Dunstone), de l'Ecosse (Ross Whyte), de la Suisse (Marco Hoesli). Une autre équipe avait choisi de donner sa chance à un jeune skip de 20 ans (carrément). C'était l'Italie avec Stefano Spiller.

Et le résultat ne s'est pas fait attendre. Sur les six équipes qualifiées, 3 étaient des équipes "jeunes" avec les deuxième, troisième et quatrième place.
Quand on voit que Ross Whyte est prêt à détroner Bruce Mouat qui n'est pas encore au sommet de sa carrière, que Marco Hoesli détrone déjà Yannick Swchaller ou que Stefano Spiller se voit déja skip officiel de l'équipe italienne, on se dit que le curling évolue et qu'il évolue trés vite.
J'étais le premier à dire qu'il fallait vingt ans pour faire un curleur de niveau international. Je crois que je vais réduire ce délai à dix ans !

Reste que le champion toutes catégories est . . . Ce bon vieux Niklas Edin.
Nous l'avions pourtant mis en retraite après les JO, au vu de ses performances "lamentables" aux JO.
Il avait quand même terminé en neuvième position, avant-dernier !
Je crois bien que cela ne lui était jamais arrivé en vintg ans de succès.
Malade ? Déprimé ? Amoureux ? Personne ne sait.
Mais c'est là qu'on voit les trés grands champions. Etre capable de remonter au plus haut sommet, devant les caméras du monde entier, les journalistes pervers et les sponsors inquiets.
Alors, Chapeau Niklas !

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